Eric's CognitivArt

 

Qui ne s'est pas réveillé un matin avec des images plein la tête? Non pas celles d'un rêve mais celles qui apparaissent dans un état intermédiaire, entre sommeil et réveil. Des images abstraites, hautes en couleurs, empreintes d'une forte émotion. Mais pas dénuées de sens. L'humeur du jour, les soucis et les bonheurs, les préoccupations avouées ou inconscientes, tout cela se résume dans une image symbolique, élevée, l'espace d'un instant, au rang de vérité. Ce que les scientifiques appellent des images hypnagogiques.

Eric Legangneux, artiste autodidacte, travaille à traduire ces images dans des tableaux, non pas en les peignant sur une surface mais en leur donnant réalité avec des volumes. Ce sont principalement des montages avec du bois et des matériaux de récupération.  L'utilisation d'objets mis au rébus et détournés de leur usage peut déjà être simplement l'opportunité d'un tableau.

Ce travail de transcription d'un processus cognitif involontaire, mal compris, mais surement significatif, en une réalité tangible, est pour cet artiste, une source d'accomplissement et de plaisir.

Peut-être un tableau générera chez quelqu'un d'autre aussi une émotion similaire. Ne vivons nous pas des sentiments semblables? Ne partageons nous pas une même réalité intérieure ?

E.L.

Wer ist nicht schon aufgewacht, den Kopf voller Bilder? Nein, nicht von den geträumten, sondern von denen zwischen Schlafen und Erwachen. Abstrakte, farbenprächtige, gefühlsstarke, keineswegs bedeutungslose Bilder. Stimmungen, Leid, Glück, das Einfangen eines Augenblickes, alles spiegelt sich in symbolischen Bildern, reiht sich ein in eine Wahrheit.

Haben wir nicht alle ähnliche Gefühle? Wer weiss, vielleicht springt die Freude des Künstlers, seine „hypnagogischen“ Bilder in Kunstwerke umzuwandeln, auch auf Sie über?

Eric Legangneux, Autodidakt, übersetzt seine Bilder in Dreidimensionalität. Die Montagen und Reliefs bestehen grösstenteils aus Holz und Materialien aus der Wiederverwertung.

G.R.

 

Un regard masculin très construit,

des compositions aux lignes et formes posées, ordonnées,

bâties avec une volonté très affirmée de respecter un ordre dans le désordre.

Lignes et formes souples, tendues, rondes, cintrées, parfois anguleuses.

Des sentiments contraires s’expriment et sont complémentaires aussi par le choix des couleurs retenues.

Une mosaïque d’éléments juxtaposés dialoguent entre eux, se conjuguent pour laisser des traces.

Autant de chemin possibles par où notre regard se perd et avance...

Les formes retenues deviennent des volumes avec différentes textures comme étant des morceaux de mémoire que l’artiste a cueillis dans son proche environnement.

Des morceaux de cadres composent l’œuvre comme autant de témoignages complices d’un regard et d’une expérience ressentie, vue, vécue...

Et ainsi se révéler au spectateur afin qu’à son tour il aiguise son regard, son imaginaire et sa mémoire... pour un voyage sensible et intime.

 

Françoise Persouyre

Plasticienne de l’environnement architectural, PARIS

 

 

FRACTURE Les creux s'opposent aux mouvements tectoniques horizontaux des 3 pièces principales dans une déchirure mécanique. Elle contraste avec la sphère rouge dans laquelle se projette le spectateur. Les sculptures en forme de diamant sont la synthèse de ce qui semble impossible, celle de la rondeur et de l'angle, objets inanimés mais qui suscitent l'interrogation.

OKEMO

souvenir des Blue Mountains

ROTATION HYPNO-DYNAMIQUE 

bois, verre et peinture acrylique



SEPTEMBER 11th

Ils ont fait tomber l'avion là-bas sur l'étoile à cinq branches. De ma fenêtre je la vois encore fumer comme un cierge que l'on viendrait d'éteindre. Tel un papillon de nuit, qui après avoir tourné autour, se jette irrémédiablement dans la lumière, ils ont soufflé le feu de leurs ennemis. Comme des anges de la mort, ils ont attaqué les nouvelles cathédrales, ces temples des temps modernes voués à la richesse et à la luxure. Pleurs ici, joies au delà de l'océan, chacun a donné son sens à une valeur commune, cette mort qui n'est plus que le seul langage commun des frères ennemis. Peu importe d'ailleurs. Qu'ils soient victimes ou qu'ils soient bourreaux, la mort les a tous transformés en héros.

Les caméras ont donné mouvement et réalité à cette apocalypse. Sans interruption, les mêmes images ont été revues cent fois pour mieux croire à l'incroyable. Sans cesse, elles sont venues frapper nos esprits comme un fou se tape la tête contre un mur. Contre la réalité, contre l'inacceptable, contre une douleur pour laquelle on ne peut plus rien. La messe a été prononcée autour de cet acte magique, génial dans son horreur, comme un rituel pour apaiser les souffrances. La tragédie de chacun a été filmée de près pour mieux contempler le malheur indicible, comme si cela permettait de le comprendre. Visages tordus par la douleur, regards de l'effroi incommunicable, corps en sang, civières, sauveteurs happés par le cataclysme. Comme des singes ignorants nous avons dansé autour de ce trou béant et fumant. Comme des singes ignorants nous avons chanté autour de notre prétention et de notre arrogance, ces deux soeurs jumelles réduites à un tas de cendre après avoir voulu conquérir les étoiles.

Et une immense tristesse, comme une vague de fond, m'a noué le ventre, serré ma poitrine et inondé mes yeux. Qu' a t-elle de fascinante cette mort pour être aussi magique. Attirante comme le vide, vertigineuse, on voudrait l'approcher pour regarder à l'intérieur mais on sait que la chute serait irrémédiable. Ne peut-on la conquérir que par le sacrifice, s'y jeter volontairement plutôt que de se laisser happer par le temps comme dans des sables mouvants. Qu'a t-elle de jouissive, cette horreur qui nous tétanise, qui nous empêche de détourner le regard. Le plaisir paradoxal qu'elle procure nous rend encore plus honteux.

Alors, condamnés à lutter contre le courant, nos rires et nos cris n'ont été qu'un rempart de fortune pour masquer l'insupportable. Mais tôt ou tard, le flot du temps nous emportera, nous aussi, vers ce néant qui fume encore. Comment imaginer que notre lutte incessante, quotidienne, ne puisse, à la fin, servir qu'à alimenter ce vide.

L'avion est tombé là-bas et j'ai pleuré sur ma mort.

E. Legangneux, 
18 septembre 2001

 

NAUFRAGE

C'est une oeuvre très simpliste qui donne toute sa force à l'unique pièce de bois, seule rescapée de la tempête que l'on imagine terrible, flottant maintenant au milieu d'un bleu serein. L'instant de mort s'est transformé en une sérénité intemporelle.

« Que sont les hommes et les siècles pour la mer, le ressac vient qui les étreint et les emporte. »                                                             Poète grec anonyme

 

MEMORIES / JALOUSIE

Cette oeuvre évoque le souvenir d'enfance, le regard amusé de l'adulte sur son passé, à travers un jeu de superpositions encadré par une vieille persienne.

 

 

 

 

 

 

LE MARCHE DE LEVALLOIS

Une oeuvre très colorée qui évoque des souvenirs parisiens.

 

 





BLUES

Cette oeuvre très sombre évoque un sentiment que nous connaissons tous mais qui est pourtant très difficile à exprimer, à expliquer, et surtout, à évacuer.

L'ARBRE SUR LE TOIT 

Un souvenir de voisinage !





MEETWO

Une variation sur le thème des chemins qui se croisent.

DESTINEES

Et non ! 

Ceci n'est pas une croix ..., mais plutôt 2 routes qui passent par le même point.

 

 

 

 





INTERDIT

Une oeuvre en apparence simple et fragile mais qui a la force d'un tabou tribal.

Il représente symboliquement quelque chose d'infranchissable et interroge sur la notion d' "Interdit".

Existe-t-il de véritables interdits? Ont-ils été inventés pour nous aider ou pour être franchis? 

La composition ton sur ton suggère que la différence est subtile.

 



TEMPORAIRES

Le temps existe-t-il ? Ou plutôt faut-il imaginer une multiple de temporalités. Chacun la sienne, chacun son rythme. Cette œuvre traduit l’absence de concordance des temps. Leur seul point commun est leur fuite inexorable...

 

 

 

 

HUIS CLOS

bois de porte, serrure, cadenas, clef

LILY

matériaux de récupération

Ce tableau  est un hymne à la Femme, une parodie provocatrice dédié à sa gloire. Un tableau qui dénonce la femme telle qu’elle nous est montrée aujourd’hui sur les affiches, dans les vitrines ou dans les magazines. Une femme que l’on déshabille sous prétexte de « libération féminine », ou de « liberté du corps ».  Une femme que l’on dénude pour mieux en révéler ses attrais sexuels et forcer le regard à une interprétation libidineuse. Le visage importe peu, comme si seule la plastique corporelle comptait. Lily dénonce tout cela, cette pseudo nudité provocatrice, jetée en pâture au regard des autres.

Lily c’est aussi un jeu de mot en référence  au Lilliputiens. Lily-pute, Lily prostituée, c’est à dire aussi une femme sans visage dont seul compte le corps. Mais également Lily chez les Lilliputiens, peuple machiste et belliqueux. L’homme guerrier, malgré sa  force est bien petit face à cet éternel féminin.

Et puis Lily, c’est le nom anglais du Lys, fleur magnifique au parfum envoûtant et entêtant… 

 

LEUKOLIE

Il y a la mélancolie, la maladie de la bile noire selon les anciens médecins alchimistes. La Leukolie, maladie supposée de la bile blanche, traduit le sentiment que fondamentalement nous sommes toujours seuls, face à nous même, face à notre mort, le seul évènement dont on puisse être certain. Et si tout le reste n'était que du bruit pour masquer cette réalité ?

Une fois ceci accepté, c'est une immense sérénité, comme une vague issue des profondeurs qui fait place à l'angoisse masquée. Simplement Être, faire partie de cet Infini, du grand Tout, de la Vie.

Chaque instant compte, comme une éternité.

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Agence Bourricot

Eric Legangneux


 

téléphone:    +41 78 82 50 511

e-mail :        cognitiveart.legangneux@gmail.com

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